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Charlie Hebdo : position suspecte d’un journaliste musulman

Un journaliste peut être sanctionné pour prosélytisme dès lors que son attitude constitue un manquement à son devoir de neutralité et d’impartialité. Opposition à la publication de la Une de Charlie Hebdo Suivant CDI, un journaliste de confession musulmane a été engagé par une chaîne d’information pour occuper le poste de journaliste bilingue de langue arabe à la direction de la rédaction. Par requête, le salarié a saisi le conseil de prud’hommes de Lyon en lui demandant de prononcer la résiliation judiciaire de son contrat de travail et de condamner son employeur à des dommages et intérêts. Le salarié imputait à son employeur i) de lui avoir donné un avertissement pour son absence de neutralité et d’impartialité dans la décision de la rédaction de publier la couverture de Charlie Hebdo tournant en dérision le prophète Mahomet ; ii) d’avoir procédé auprès des services de police, à une dénonciation calomnieuse, qui a conduit à son interpellation, sa garde à vue, la perquisition de son domicile et celle de son bureau devant tous les journalistes. Le salarié avait exprimé, dans des courriels ayant suivi l’attentat du 7 janvier 2015, ses convictions et sa position à propos de la question de la publication de la Une de Charlie Hebdo. Le journaliste avait présenté des objections à la diffusion de la caricature ‘offensante’ du prophète Mahomet et qu’il a écrit à plusieurs reprises pour manifester son opposition à une telle publication. Le salarié avait également envoyé un courriel circulaire à ses confrères en écrivant : « il est inacceptable de dessiner ou de comparer le prophète Mahomet, prophète de Dieu ou d’en réaliser un caractère pour un film ; est-il possible que le prophète Mahomet dise ‘je suis Charlie’ N’est-ce pas là une provocation directe aux musulmans ‘ Les dessins caricaturaux s’attaquent aux gens sur le plan religieux...

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