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Faits divers sordide, image et vie privée | 27 avril 2018

Vie privée des proches de victimes d’homicides

Voici une nouvelle affaire sordide traitée par « Le Nouveau Détective » qui a été condamné pour atteinte à la vie privée d’une famille frappée par le deuil d’un proche.  Le magazine avait consacré sa couverture à l’affaire « Adeline Beau » étranglée par son ex-compagnon.  La jeune femme était mère d’une fillette de deux ans et demie née d’une première relation. L’éditeur du magazine avait publié une photographie de la jeune femme avec sa fillette, le visage flouté, dans les bras ainsi qu’une photographie de l’immeuble où habitait la victime.

Atteinte au droit à l’image

Par assignation à jour fixe, le père de la fillette et premier compagnon de la victime, a fait citer l’éditeur du magazine en atteinte à sa vie privée et au droit à l’image de sa fille.  Selon l’article 9 du code civil, chacun a droit au respect de sa vie privée. La protection de la vie privée s’entend du droit à l’image. La liberté de la presse et le droit à l’information du public autorisent la diffusion de l’image de personnes impliquées dans un événement d’actualité ou illustrant avec pertinence un débat d’intérêt général, dans une forme librement choisie, sous la seule réserve du respect de la dignité de la personne humaine. Toutefois, dans l’affaire soumise, ni la jeune fille, ni son père, n’étaient impliqués dans la mort d’Adeline Beau. Le fait qu’elle soit mère d’une très jeune enfant, et soit séparée du père de cette dernière était sans relation avec sa disparition.

Floutage insuffisant de l’enfant

Le cliché photographique reproduit à deux reprises dans le magazine montrait Adeline Beau tenant dans ses bras une enfant aux cheveux blonds dont le visage était flouté, ce qui n’empêchait pas son identification par les proches et leurs connaissances. Il s’agissait d’une jeune enfant, présentée comme la fille de la victime, et qui était donc très facilement identifiable par sa physionomie générale et son habillement. Ladite photographie provenait du site Facebook d’une amie de la victime et a été publiée sans autorisation du représentant légal de la fillette. Le fait que cette dernière soit dans l’article, prénommée « Elodie » au lieu de son vrai prénom était insusceptible de faire échec à l’identification de la fillette.

Divulgation fautive de domicile

La révélation dans l’article de l’adresse à laquelle la fillette vivait avec sa mère constituait également une violation de sa vie privée. La publication litigieuse donnait également des informations relatives à la vie du couple séparé, sans aucune autorisation et surtout sans relation avec les circonstances du meurtre. Ces informations portaient donc atteinte à la vie privée sentimentale et familiale de l’ancien compagnon de la victime et de sa fille.

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