Consommateurs

Les fausses réductions de prix sanctionnées | 6 janvier 2020

La gérante d’un commerce a été condamnée en correctionnel pour pratique commerciale agressive et trompeuse.  Les sollicitations répétées des clients, caractérisant une véritable contrainte, leur donnaient  l’impression, de façon répétitive, qu’ils avaient ou allaient gagner un prix ou un avantage et bénéficier de réductions de prix importantes et personnalisées, alors qu’il ne s’agissait que d’un argument de vente repris de façon systématique par les vendeurs, avec des baisses artificielles de prix donnant l’illusion de réaliser une bonne opération, sans qu’ait été retrouvée, par les enquêteurs de la DGCCRF aucune vente réalisée à des prix aussi élevés que ceux annoncés initialement aux clients.

Harcèlement et tromperie commerciale

A titre d’exemple, un client de 83 ans a été sollicité par courrier, puis, trois fois en trois jours, par téléphone, pour venir récupérer « en urgence » un « superbe caméscope numérique » se révélant en réalité un boîtier vide, qu’après deux heures de harcèlement en magasin, il a commandé, par lassitude physique, étant souffrant, un canapé et deux fauteuils, dont l’un comportant un mécanisme de relaxation en réalité inutilisable, d’un coût de 6000 euros, prétendument d’une valeur initiale de 8.500 euros sans qu’aucun prix ne soit en réalité affiché, que ces meubles ont été livrés, sans bon de livraison, le jour même, alors que le bon de commande prévoyait une livraison huit jours plus tard, son propre mobilier, pourtant récent, étant immédiatement remporté.

La stratégie du piqueur finisseur

Le caractère particulièrement agressif des méthodes de vente ressortait du récit des vendeurs qui se répartissaient les rôles entre « piqueur » (chargé d’accueillir le client, de lui offrir un cadeau, de présenter la marchandise et proposer un prix…) et « finisseur » (chargé de proposer une remise au client et de forcer pour livrer le jour même).


Présentation trompeuse des gains

Autre pratique sanctionnée : après avoir reçu un appel téléphonique leur annonçant le gain d’un cadeau, les futurs clients recevaient un courrier personnalisé à en-tête de l’Européenne des jeux, leur indiquant qu’ils avaient gagné un « superbe caméscope » et « une magnifique brosse à dents » à un jeu concours gratuit, alors que le caméscope remis n’était qu’un simple appareil-photo et que ces cadeaux étaient sans valeur ou ne fonctionnaient pas. Enfin, des meubles vendus comme neufs ne l’étaient pas, voire étaient en très mauvais état, ayant été parfois repris chez des clients et remis en vente en magasin. Certains meubles étaient certifiés d’origine française alors que les factures prouvaient qu’ils venaient de l’étranger. Téléchargez la décision

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