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Photographies : originalité n’est pas savoir-faire | 22 avril 2020

Dans la majorité des cas, les photographies de produits, même de grande qualité, ne présentent pas une originalité suffisante pour bénéficier d’une protection par les droits d’auteur.

Originalité des photographies de produits

Dans cette affaire, les images litigieuses avaient pour objet, d’une part, de représenter des produits, sur un fond blanc neutre, et d’autre part, de représenter en gros plan un « zoom matière » en mettant l’accent sur certaines parties. Les photographies ont cherché à rendre le plus fidèle possible à leur représentation les produits commercialisés.  Le traitement technique de la photographie était également guidé par la nécessité de « fidéliser » le plus possible la matière photographiée, avec un calibrage des blancs de l’arrière-plan destiné précisément à ne pas altérer la couleur originale du produit représenté. Le choix de l’angle de vue, identique sur l’ensemble des photographies, était présenté comme étant lui-même dicté par des nécessités liées au marketing du produit. L’objectif poursuivi était ainsi d’effacer la subjectivité du photographe pour respecter le produit dans toute la mesure du possible.

Savoir-faire du photographe

Les photographies, au demeurant d’une excellente qualité technique, ont été prises par un photographe faisant état d’un simple savoir-faire technique, non protégeable par le droit d’auteur, dès lors qu’elles étaient dénuées de partis-pris esthétiques et de choix arbitraires qui leur donneraient une apparence propre, leur permettant de porter chacune l’empreinte de la personnalité de leur auteur. En l’absence d’originalité, les images litigieuses ne pouvaient bénéficier de la protection conférée par le droit d’auteur. Télécharger la décision

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