Escroquerie

Une arnaque sur deux est désormais commise sur Internet | 29 septembre 2020

Une nouvelle note de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales  (ONDRP) fait le point sur les arnaques en ligne. Une arnaque sur 2 serait désormais commise sur Internet.

Commande sans produit livré

En 2017 et 2018, plus de la moitié des arnaques ont été commises sur Internet (par un contact en ligne ou un courrier électronique). Celles-ci sont principalement liées à des achats

de services ou de produits en ligne. Dans la moitié des cas, le bien acheté n’est jamais obtenu par la victime. Par ailleurs, l’identification de l’auteur de l’arnaque peut être difficile. En effet, dans 94% des arnaques sur Internet, la victime n’a jamais rencontré physiquement l’auteur.

Les seniors moins touchés  

En fonction des catégories sociodémographiques, la part de victimes peut être plus ou moins élevée. Par exemple, les personnes âgées semblent moins touchées par les arnaques via Internet (0,5% des personnes de 75 ans et plus en ont été victimes sur l’ensemble des années 2017 et 2018). Cela pourrait notamment s’expliquer par l’utilisation d’Internet qui diffère avec l’âge et rend les personnes âgées moins exposées. La tranche d’âge la plus touchée par les arnaques est celle des 14-29 ans (29%), ce qui peut s’expliquer par l’important usage d’internet pour cette tranche d’âge.

Absence de plaintes

L’indemnisation n’est pas systématique suite à une arnaque sur Internet. En effet, les victimes ne font pas toujours de démarches de demande de remboursement ou  d’indemnisation et, lorsque c’est le cas, celles-ci n’aboutissent pas toujours. Finalement, 16% des victimes d’arnaques sur Internet obtiennent un remboursement partiel ou total par l’auteur de l’arnaque ou bien une indemnisation de la part de leur banque, assurance

Types d’arnaques

Les principales catégories d’arnaques constatées de septembre 2020 sont i) les ventes trompeuses de produits ou de services (produit non obtenu, produit ou service plus cher, non conformité) ; ii) les arnaques par chantages ou pièges (extorsions, fausses demandes d’aides, fausses propositions amoureuses…). En revanche, les escroqueries bancaires (débits frauduleux) représentent une catégorie qui n’a pas été étudiée. Dans 75% des cas, l’arnaque concerne l’achat d’un produit ou d’un service. Dans la moitié des situations, l’article ne parvient pas à destination de l’acheteur. Ces biens sont principalement commandés en réponse à une annonce. Il s’agit la plupart du temps de sites identifiés comme des entreprises (70% des cas), majoritairement françaises (61%) au dire des victimes.

Ces arnaques concernent surtout des biens de consommation (nourriture, vêtements, fournitures diverses) à 33% ; d’équipements (véhicules, mobilier, produits électroniques, électroménager) à 21% ; culturels (spectacles, musique, logiciels) à 12%. En général, les montants concernés par ce type d’arnaque sont inférieurs à 100 euros. Parmi les autres types d’arnaques en ligne, la catégorie « chantage ou piège » touche plus fréquemment les plus de 75 ans. Elle représente 13% des cas constatés mais pour des montants supérieurs (au-delà de 500 euros dans 26% des cas). Il peut s’agir de demandes d’aides, de promesses de gains de jeux ou de fausses propositions amoureuses.

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